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Chapelle Notre Dame des Neiges (12ème siècle)    

                                                        

Le Trescouët

La chapelle se dresse au bord de la route reliant Hennebont à Pont-Scorff. Cette route passait autrefois à travers bois comme l'indique le nom de Trescouët (la traversée du bois)

La dédicace à Notre Dame des Neiges, insolite en Bretagne, se rattacherait à une légende selon laquelle le plan de l'église Sainte-Marie-majeure à Rome aurait été dessiné miraculeusement par une neige en plein été. Les pélerins l'appellent aussi Notre Dame de la Force et viennent prier pour demander plus de force physique et morale dans l'existence. La petite fenêtre Sud de la nef, datée du 12e siècle, atteste de l'ancienneté du sanctuaire. L'édifice est profondément remanié au 15e siècle, sans doute sous ordre des seigneurs du Pou (Plouay) dont le blason, orné d'un lion rampant, est répété sur toute la façade Sud. La chapelle est vendue comme bien national durant la Révolution. Le recteur de Caudan l'achète au 19e siècle et elle sert d'église paroissiale durant la Poche de Lorient. Depuis 1964, la chapelle ainsi que son mobilier, notamment le Christ en Croix en bois polychrome datant du XVè siècles sont intégrés dans le patrimoine de la commune. Le pardon annuel a lieu le 1er dimanche d'août et conserve encore une bonne vitalité.

Chapelle Notre Dame de Vérité (16ème siècle)

Le Nelhouët

Nichée dans un écrin de verdure, non loin du Scorff, la chapelle Notre Dame de Vérité possède un seul bas côté au Nord ce qui indiquerait une origine monastique.

Les trésors d'art populaire ont disparu lors d'un pillage durant la guerre. L'origine de son nom viendrait des seigneurs voisins, qui venaient exercer leurs droits de justice lors de foires au Nelhouët, et qui appellaient bruyamment les faveurs de Notre Dame de Vérité sur les plaideurs en difficulté à l'aide d'une roue à carillon. Le pardon traditionnel se déroule le dernier dimanche du mois d'août.

   

 

La borne de St Severin        


Cette borne porte, outre la date, deux inscriptions gravées : sur une face « Cléguer à 1883 toises » ; sur l'autre « Inzinzac ». La route ne menant pas directement à Inzinzac et la distance réelle à Cléguer (environ 4,5 kilomètres) étant supérieure à celle indiquée (environ 3,7 kilomètres), cela laisse à penser que la borne a été déplacée. 


La Croix du Scouhel    

 

La croix fut érigée en 1504 au Scouhel pour marquer la limite de la progression de l'épidémie de peste qui touche la région.

La croix fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 25 février 1928.

En partie détruite durant les bombardements de 1944, elle fut restaurée et installée chez un particulier. Restituée à la commune dans les années 1950, c'est au début des années 1960 qu'elle trouve sa place définitive, à proximité de l'église, sous l'impulsion de M. Guillou, architecte urbaniste.
Le fût porte un écu armorié timbré d'un buste de femme couronné. Il comporte les armes de la famille Chefdubois, une Vierge à l'enfant et un Christ de Résurrection. La croix fut détruite lors de l'explosion de l'église en 1944.
                    

Menhir de la Reddition de la Poche de Lorient

                                      

Rue du 10 mai 1945

C'est à Caudan que, le 10 mai 1945, à 16 heures, le général Fahrenbacher de la Wehrmarcht, commandant les troupes allemandes de Lorient, a rendu ses armes au général Kramer, commandant la 66e D.I.U.S., et au général Borgnis-Desbordes, commandant la 19e D.I. et les Forces Françaises du Morbihan. L'inscription gravée sur le monument, érigé dès octobre 1945, rappelle la cérémonie officielle de Reddition à Caudan de la Poche de Lorient, en application de la capitulation signée deux jours plus tôt par les Allemands à Etel.

L'église St Pierre et St Paul

D'hier...
L'ancienne église, construite sur les ruines d'une plus ancienne ruinée dès 1710, datait du 28 juin 1722. Reconstruite au début du 19e siècle, restaurée en 1898 ; Elle est détruite en 1944 aux explosifs par l'armée allemande.

Elle fut reconstruite en 1960-62 à la suite du chantier de la mairie par Yves Guillou et Paul Lindu, architectes. Par sa forme de tente, elle renvoie au Tabernacle des Hébreux, tente de la rencontre avec Dieu qui abritait l'Arche de l'Ancienne Alliance. Le Tabernacle chrétien renferme le pain et le vin de la Communion, symbole de la Nouvelle Alliance, tout comme la Vierge Marie, Nouvelle Arche d'alliance, a porté Jésus en son sein. Un chemin de croix en bronze vert sur ardoises scellées au sol et les douze apôtres en chêne du porche de l'église sont l'œuvre de Francis Pellerin (1915-1998), sculpteur rennais (grand prix de Rome en 1944 avec L’Amazone blessée et dévêtue de sa tunique dorienne s’est retirée du combat). Il réalise également les vitraux de la crypte, les fonts baptismaux et la grand croix du maître-autel. Jusqu'à la reconstruction de l'Eglise, la célébration des messes eu lieu dans un baraquement en bois.

                     
  Et d'aujourd'hui...

Inaugurée en 1962, ce nouvel édifice ne possède pas de vitraux et se caractérise par une façade triangulaire imposante ornée de statuettes représentant les douze apôtres.